Bout de remorquage amovible:bien assez grand pour son inutilité!

 Bout de remorquage amovible:bien assez grand pour son inutilité!

Les plus grands spécialistes de la discipline sont unanimes,un surfski ne peut etre remorqué ,il chavire. Du fait de sa fragilité le remorquage groupé est impossible tout comme doit l'etre l'amarrage groupé sur une bouée de sécurité en attendant la fin de la course.Notre fédération nous impose des contraintes sans savoir si leur plan B,consistant à remorquer les bateaux assistés vers une bouée,fonctionne. Je pense que l'autorité de tutelle ferait bien de mettre en place une journée test avec des volontaires prêts à sacrifier leurs surf-skis club pour vérifier le bien fondé de leur réflexion. Ce test devrait avoir lieu cet hiver avec des conditions de vent et de mer difficiles,en tout cas avant la première course du 27 28 mars.Quand les juges auront constatés ce que les pratiquants étrangers nous répètent trop souvent d'un air ironique,peut-être qu'alors le bout de remorquage ne restera obligatoire que pour les kayaks.
En attendant,j'ai réalisé le bout de remorquage minimaliste de 4,50m qui ,bagué sur mon Carry-Leash,lui mêm e mousquetonné sur le bout intermédaire de leash me donne un ensemble de remorquage égal à 6,50m. Pour ne pas alarmer les lecteurs j'ai soigneusement lové puis maintenu ce bout avec des élastiques découpés dans une chambre à air.vous pouvez constater que l'encombrement de ce cordage de sécurité est minime.la grande boucle est prêtte à être baguée. Ce bout n'est que du 4mm;déjà très solide,flottant et voyant. Pour être en règle il faudra du 5mm ,flottant. J'ai regroupé 3 chutes de drisse Cousin light Color 5mm,d'une longueur totale de plus de 6m pour m'apercevoir que ce bout bien lové tiendrait dans une cannette aluminium de boisson gazeuse.LA Fédé dit 5 mm,alors ne soyez pas plus royaliste que le roi,ne faites pas votre bout de remorquage avec du 6mm.
j'ai rajouté sur cette photo la protection de coque que j'ai utilisé pendant de nombreuses années sur mon Nordkapp de rando.
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 11:52

Modifié le samedi 07 novembre 2009 12:44

Optimisation des sorties en mer:Se discipliner plus ,pour naviguer plus

Optimisation des sorties en mer:Se discipliner plus ,pour naviguer plus

Cherbourg n'est pas Hawaî et pourtant ,dans ma pratique du surf-ski,je me sens privilégié.De nombreux éléments me permettent d'affirmer que je suis chanceux,citons entre autres: logement à proximité de la mer,surf-ski personnel,autonome pour naviguer,peu de contraintes familiales,beaucoup de temps libre pour naviguer où je veux,quand je veux.A l'opposé Roland me disait devoir rouler 300 kilomètres pour atteindre la mer.
Pour ceux qui n'ont pas autant d'avantages,je propose de décortiquer toutes les phases d'une sortie pour tenter de trouver les moyens de l'optimiser.

1) La préparation matérielle
La règle d'or est de ranger son matériel dès qu'il est sec et de le stocker au complet dans une seule caisse. Il ne faut pas attendre la décision d'aller naviguer pour regrouper son matériel,mais au contraire le faire à temps perdu.Ma pagaie reste souvent dans mon véhicule,le surfski est affalé sur deux trétaux dès que j'envisage une sortie. Seule la boisson est versée dans la poche d'hydratation au dernier moment.

2) La préparation de la navigation.
Le strict minimum ,avant d'aller en mer, est de connaitre l'horaire de la marée,le coefficient et les prévisions météorologiques.Ces connaisances basiques facilitent le choix de l'itinéraire,en privilégiant un début de navigation par vent et/ou courant de face et un retour au portant.

3) Le lieu de pratique
Pour l'entrainement,la priorité est de naviguer au plus près de chez soi.Les entrainements sont parfois courts alors que les temps ,en amont et en aval de la sortie, sont souvent incompressibles.Ce n'est pas un hasard si je navigue presque toujours au départ du port de plaisance de Cherbourg,avec mise à l'eau à la cale de l'école de voile. Ce lieu cumule une foule d'avantages pour moi, jugez en par vous-même:
-Durée du trajet :10mn
-Place de stationnement,située entre 5 et 40m de la mer suivant la marée
-Cale bétonnée:pas de sable ni de graviers abrasifs
-Embarquement en eau plate:je suis mouillé progressivement
-Plan d'eau navigable de force 0 à force 8,fréquenté en quasi permanence et surveillé par le sémaphore
-Navigation en boucle: autonomie, pas de navette fastidieuse
-Navigation possible hors rade avec toutes les composantes: vent ,courant et contre-courant, houle,ressac...
-Bonnes relations avec les marins professionnels et plaisanciers(sauf capitaine du port de commerce)
-Rinçage du surf-ski sur la remorque,à l'eau de pluie recyclée,à l'endroit du stationnement.

4) Moyen de transport
Malgré sa longueur,l'ensemble camping-car + remorque reste pour moi,le meilleur moyen de transport. La remorque est très facile à charger et à manoeuvrer seul (roue jockey). C'est bien plus aisé que de hisser le surf-ski sur le toit de n'importe quel véhicule. La remorque ne craint pas les écoulements d'eau salée;je n'ai pas à installer des berceaux supplémentaires au sol pour achever la préparation du ski,il est à bonne hauteur sur la remorque.
Le camping-car est le plus beau des vestiaires:douche possible,chauffage,radio,boisson chaude ...mais pas de nana!

5) Standardiser sa préparation à quai.
Le meilleur moyen de ne pas perdre du temps à terre pour pouvoir naviguer plus,c'est de prendre de bonnes habitudes et de les garder. Au risque de paraitre rébarbatif,voiçi mes petites manies
-Stationnement au mètre près favorisant le rinçage et réduisant le portage
-Procédure identique à chaque sortie:dès l'arrivée je sors,chaudement vêtu en hiver, glisser la pagaie sous le bungie,placer la montre sur la sangle,fixer le coussin de siège,déssaisir le ski et le placer sur les mousses puis assurer son maintien par les élastiques(attention au vent),ranger les berceaux. Ce n'est qu'après que je revêts ma tenue dans le camping-car . Une fois équipé,le temps passé dehors avant de naviguer est très court:ranger les clés,fixer le GPS et transporter le ski en sécurité vers l'eau grâce au Carry-Leash.

Récapitulatif du temps passé en amont de la navigation(exemple minimaliste pour nav au plus près)
-Prépa nav: De 1 -2 mn(le jour même) à 3 H00 (la veille) suivant le programme et le lieu de navigation
-Prépa maison:chargement matos et ski,manips véhicule et remorque,remplissage boisson : 20 mn
-Transfert: traversée de la ville vers port de plaisance,3 km: 10 mn
-Prépa à quai: Déchargement,habillage,portage: 15 mn
TOTAL:Il me faut donc 45 mn entre la prise de décision de naviguer et la mise à l'eau.

6) Retour à quai
La priorité est de ne pas attrapper froid,donc ,en hiver ,ne pas s'attarder à discuter avec les promeneurs sans rien faire.possibilité de le faire en continuant de s'activer,mais savoir couper court pour ne pas interrompre la procédure et perdre du temps.Voiçi ma chronologie habituelle:
-Porter,déposer sur la remorque,saisir avec élastiques,rincer ski et pagaie,récupérer la clé.
-Ouvrir véhicule,essuyer pagaie,installer berceaux de transport et bande fluo arrière,sangler ski
-Se déshabiller partiellement à l'extérieur,entrer dans le CC(je n'ai plus à sortir) , se dévêtir,se rhabiller.
-Rentrer à la maison.

7)De retour à domicile
-Manipuler remorque,essuyer surf-ski(je sais je suis trop maniaque!),ouvrir porte garage,désangler,porter,déposer sur trétaux,fermer garage,ranger véhicule
-Rincer et mettre à sècher le matos
-Se doucher,se réchauffer
-Rincer VHF et GPS
-Et plus tard,hisser ski au plafond du garage ,retourner affaires pour séchage complet,ranger affaires sèches,reconditionner la caisse matos

Récapitulatif du temps passé en aval de la navigation
-Retour à quai:15 mn
-Transfert: 10 mn
-Retour maison: 35 à 50 mn
Quand tout est fini 1H00 après la sortie de l'eau c'est que je n'ai pas trainé

TEMPS TOTAL EN AMONT ET AVAL DE LA SORTIE:
Amont 45 mn + Aval 1h00 à 1H15 mn = 1H45mn à 2H00
Cette durée est quasi incompressible,et elle est à rajouter au temps de navigation. Personnellement,je pense qu'une bonne sortie en mer doit durer l'équivalent du temps passé en pré et post navigation.
A votre tour de calculer votre timing. Vous comprendrez alors qu'on peut habiter dans le pot de chambre de la France et être ,cependant ,un surf-skieur comblé. J'en connais un qui doit méditer...n'est ce pas Roland?
En photo:embarquement à la cale de Pors Lanvers ,à Beuzec-Cap-Sizun,Aout 2009
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 10:55

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:14

Avis d'un grand spécialiste sur le remorquage de surfski:Rob Mousley,webmaster de surfski.info

Avis d'un grand spécialiste sur le remorquage de surfski:Rob Mousley,webmaster de surfski.info

Hi Didier



V10 v V12... In my opinion, the V10 is more suitable for lighter paddlers. But try one for yourself if you can!



Tow rope: I have never heard of a ski being towed in my life! Skis are so light, they can simply be pulled onto the rescue boat. They are just not suited to towing – they roll, get blown around, if there's more than one, they will be damaged. Very interesting that they want a tow rope.

Traduction
Bout de remorquage: je n'ai jamais entendu parler du remorquage d'un ski dans ma vie!Les skis sont si légers qu'ils peuvent tout simplement être hissé à bord du bateau d'assistance.Ils ne sont en fait pas conçu pour être remorqué-ils roulent,s'envolent,s'il y en a plus d'un,ils seront endommagés. Très intéressant qu'ils veuillent un bout de remorquage.(ndlr:je crois que cette phrase est ironique)

All the best

Rob



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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 12:24

Modifié le samedi 07 novembre 2009 12:51

Toutes les solutions pour le bout de remorquage

Toutes les solutions pour le bout de remorquage

Voiçi les 5 solutions possibles pour être en règle sur le bout de remorquage(longueur de ski 6,10m)
Solution 1: solution dplouepic
j'utilise le BIL (0,50 m) et la sangle de portage(1,50 m) pour diminuer la longueur du bout de remorquage amovible que je transporte dans mon gilet ou que je scotche bien lové devant mon cale-pieds.La longueur est de 4,10m pour que l'ensemble fasse la longueur de mon surfski(6,10m)le poids du bout amovible est négligeable,car le cordage COUSIN LIGHT COLOR, qui se prette le mieux à cet usage,flottant,et visible(rouge) ne pèse que 10,7 grammes au mètre.Mon bout de remorquage amovible de 4,10m utile,réalisé avec 4,35 m de cordage ne pèse que 47 grammes.En cas de chavirage la longueur de mon leash est égale à celle du Bil(0,50 m,en rouge sur la photo)+celle de la sangle du Carry-leash (1,50 m,en blanc sur la photo) + l'élastique amortisseur (0,50m,en bleu sur la photo),au total bleu ,blanc et rouge: 2,50 m.(Simulation d'un sauvetage dans un article précédent)

Solution 2 :Bout de remorquage amovible fixé sur BIL
Là encore la solution retenue utilise le BIL coulissant sur la ligne de vie centrale.Le leash standard est retiré du BIL pour pouvoir connecter le bout de remorquage amovible.Le BIL ne mesurant que 0,50m ,le bout de remorquage amovible devra mesurer 5,60 m pour que l'ensemble fasse la longueur de mon surf-ski.Un peu plus encombrant il pesera 63 grammes

Solution 3:Bout de remorquage fixe et bout de remorquage amovible
c'est la solution que j'ai abandonné après mon premier chavirage. Le bout de remorquage est fixé à l'étrave et vient jusqu'au cockpit.(2,20 m pour 25 gr) en navigation le leash standard est fixé dessus(1 m).si vous chavirez cela vous fait un leash total de 3,20 m.Pour être en règle vous retirez votre leash standard et vous devez rajouter un bout de remorquage amovible de 3,90 m pesant 45 grammes. 2,20 m + 3,30 m =6,10
Inconvénient du système:il faut trouver un moyen efficace et largable pour la mise en tension du bout de remorquage fixe.En cas de chavirage il peut faire un tour sur l'étrave.

Solution 4: Solution Eric /Horn :Bout de remorquage fixe de la longueur du ski
Le bout de remorquage fait la longueur du ski (6,10m et pèse 68 grammes) il est fixé à l'étrave et repose dans le fond du cockpit. Le leash Standard ( 1m) est mousquetonné dessus. En cas de chavirage votre leash mesure au total 7,10m. Peut-être plus de difficulté pour rembarquer,possibilité de tour mort sur l'avant du ski,et obligation de remettre le bout en tension pour pas qu'il finisse par pendre dans l'eau. Ma proposition:un vertical jam cleat bien placé qui permet de rebloquer le bout tout en restant assis et stable dans son ski.

Solution 5:Bout de remorquage amovible de la longueur du surf-ski.
Cette solution qui parait la plus simple ne l'est pas en réalité.Le bout amovible de 6,10m pèse 68gr,il est le plus encombrant à transporter sur soi. Il ne dispense pas de l'obligation d'avoir un point d'attache solide à l'étrave du surfski. Cette solution implique de fixer le bout sur ce point d'attache dans l'urgence ,c'est moins pratique que sur l'oeil d'un cordage déjà fixé au surf-ski.,et relié au naufragé. C'est la solution de ceux qui continuent de penser qu'amarrer le leash au niveau du cale-pied est mieux.Certes il y a moins de longueur de leash à rembarquer après un chavirage mais le danger important d'être tracté par le ski ,emporté travers aux vagues en arrivée de plage, existe.Il s'accompagne d'un risque de lésion due à une trop forte traction sur le membre où est accroché le leash. Demandez à Ronan Herveet du CKMNC...il a juste failli se noyer!

En photo:le système dplouepic .Il me suffit de baguer le bout de remorquage amovible de 4,10m sur la sangle du carry leash puis de déconnecter le mousqueton automatique entre l'élastique amortisseur et la sangle.
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 12:03

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:23

Sortie V 10 N° 3 (26 S2): Stage O.R CKMNC,Navigation au portant,en EPIC V 10

Sortie V 10 N° 3 (26 S2): Stage O.R CKMNC,Navigation au portant,en EPIC V 10

sortie du lundi 2 novembre,BM 14H53,coef 88,Vent W 5,mer peu agitée
-15H10: Embarquement plage de Querqueville
-16H45: Arrivée à la plage du club
Temps total sur l'eau:1H35,distance 6,5 M
En fin de navigation ce matin,Jean-Louis me propose d'utiliser encore une fois son V 10 pour la sortie au portant de l'après midi.Malgré mon chavirage dans des conditions de mer difficiles je pense pouvoir tenir son ski sur le parcours envisagé.
Nous quittons le club vers 14H30 en direction de la petite plage de Querqueville où nous arrivons à basse mer.Nous avons tous revêtus nos tenues de mer au chaud dans les vestiaires du club et le portage des embarcations est immédiat dès l'arrivée du minibus à Querqueville .Petit jeu rapide de course poursuite sur la plage avant de prendre place dans nos bateaux:Betty et Eric en Morfal,Isa et christelle en Mako XT double et les autres en monoplaces.Laure ,comme Gérard navigue en KM Feuillette Eskimo,et Nicolas,qui a explosé les bras de liaison de sa V 1 en arrivant dan un gros surf à la plage du CKMNC utilise un FENN XT.David a dessiné sur le sable le profil de côte que nous allons longer et il explique les quatre points de rassemblement entre les cinq runs.
Je parviens à négocier correctement les vagues qui frangent l'anse de Querqueville,nous nous regroupons une dernière fois et David demande si tout le monde est à l'aise,s'il n'y a pas de rectification de calage à faire.Le vent est bien tombé depuis ce midi mais progressivement il va remonter au cours de la sortie. Je pars bille en tête vers le premier point de ralliement,l'extémité de la digue de Querqueville. C'est trop rapide,j'y suis déjà avec le jeune Alexandre qui fait ses premières armes sur le FENN Mako 6 de Matthias. vVsiblement le gel coat qui s'écaille sur le siège de ce FENN presque neuf (mars 2009),ne le gêne pas pour aller vite.Nous discutons un peu en rejoignant les autres qui se regroupent plus au large. Alex s'est rendu compte que je n'utilise pas mon ski personel et il me confie que les réactions dans ce Mako 6 carbone sont beaucoup plus vives que dans le Mako 6 fibre de verre qu'il a utilisé auparavant.
Le second run est un peu plus long,nous traversons la passe de l'ouest sans trop l'approcher pour éviter d'être"avalé" par le courant de flot pénétrant en rade. Durant ce run je tire une bourre pas possible avec Alexandre,nous sommes passés devant le Morfal piloté par Eric et propulsé par Betty(ça fait un peu macho..non?)En réalité ,j'étais persuadé qu'ils allaient nous distancer mais la montée du vent creuse la mer et c'est un véritable festival de surfs qui s'engage. A l'arrêt je dois avouer que dans cette mer,avec un vent établi de 20 noeuds et des rafales à 25 je ne suis pas très à l'aise,je suis sur la corde raide et je passe de la stabilité secondaire babord à celle de tribord trop souvent. Par contre dès que je prend un peu de vitesse ,je me sens bien,je ne prends que très peu d'appuis.La stabilité dynamique du V 10 contraste avec son instabilité à l'arrêt.Il n' y a qu'une ou deux fois que je fais une sorte de fausse pelle et que je dois me rattraper par un appui.Le V 10 va incontestablement plus vite en surf que mon fidèle serviteur"L'Indépendant".Sa tenue de cap au surf semble aussi meilleure en raison de sa plus grande longueur.je suis par contre ,déstabilisé par le réglage des pédales de gouverne.Ce midi Jean louis m'a dit que j'avais basculé les pédales trop en avant,les mettant"à zéro la barre" dans le prolongement de la platine de cale-pieds.Hélas quand il s'agit de tourner franchement le pied doit aller trop loin en avant pour que cela reste confortable,et pire,le mocassin caoutchouc glisse soudainement vers l'avant sur la pédale trop lisse.Je comprends maintenant pourquoi il existe chez EPIC un kit appelé"Non slip foot pad" que j'avais remarqué à Quiberon sur le V 10 de Franck Fifils. Dans les pays chauds les pagayeurs sont nus pieds et je saisis mieuxl 'utilité de ces petits autocollants anti-dérapants. Après la sortie, de retour dans mon garage, j'a regardé comment mes pédales étaient placées. Mon réglage avait été fait par Oscar "himself" et depuis je n'ai jamais eu besoin de changer quoi que ce soit. Voici les secrets de" Big O". Lorsque le surfski est place bien à l'horizontale,les pédales doivent idéalement se trouver en position verticale.Mes pédales ne peuvent pas basculer vers l'avant et lors du transport elles le font plutôt vers l'arrière.ainsi placées ,les orteils ne doivent pas aller en hyperflexion avant pour amener les pédales au plus en avant. Il faut savoir aussi qu'un safran trop orienté perd de son efficacité...parait-il ,au delà de 20 degrés.C'est ce que je constate dans mes surfs de folie,il y a un temps de réponse avant que le ski ne réagisse. Je sais aussi que le V 10 de Jean-Louis est équipé ,comme mon V 10 sport du safran ordinaire,nos bateaux ayant été fabriqués en 2006. Il me semble que Benoit Caille avait abimé son safran et qu'il a pu acquérir le modèle de safran elliptique d'une surface supérieure de 25 % qui a une efficacité accrue. Sur le V 10 L ce safran elliptique est monté 6 cm plus en avant que sur le V 10.
Dans les surfs les plus rapides ,en descendant les plus gros creux d'une houle qui ne doit pas dépasser 1,50m(je tente de rester lucide ,de ne pas me laisser emporter par la montée d'adrénaline qui pourrait fausser mon jugement) mon regard est scotché sur l'étrave de mon V 10. Je jauge sans arret le degré d'immersion de celle ci,j'essaie de comparer avec mon V 10 S et je me rassure aussi.Oui ,le V 10 passe mieux dans ces creux que mon V 10 S ,il n'enfourne presque pas,à peine les 50 premiers centimètres dans les cas les plus extrêmes.Mon Sport va souvent beaucoup plus loin et pourtant ,en volume, je suis persuadé que le V 10 S est plus volumineux de coque sur l'avant.La différence avec le V 10 vient du pont très haut ,et je me rassure car je n'imagine pas bien a quoi d'autre pourrait ressembler un V 10 L dans cette mer sinon à un U-Boot en surface.
Nous sommes arrivés au niveau du fort Central ,deuxième point de rassemblement de la chevauchée clubale.Il nous faut attendre longtemps,trop longtemps que les derniers arrivent.Nicolas est complètement à la ramasse avec son XT,rien à lui reprocher cependant ,car il débute. Je perds un peu patience car je suis pas super à l'aise vent de travers et vent de bout dans cette mer. Je sais que si je prends la décision d'acquérir un surfski plus étroit il me faudra y aller progressivement et qu'alors ma progression sera moins rapide qu'en V 10 Sport.Il y aura aussi plus de chavirages,tout celà je le sais. Pour me contenter je me dit qu'au moins il n'y aura plus ces satanés seat-pads qui ,bien que très utiles,voire indispensables ne sont pas assez bien fixés aux flancs du siège.Je vais devoir me pencher très sérieusement sur le problème,j'ai déjà mon idée.quoiqu'il en soit si vous devez fabriquer des calages latéraux pour votre siège ,n'oubliez pas l'essentiel:profilez les rebords ,supérieurs surtout,et soignez votre collage. C'est impressionnant comment la tempête doublée d''un lumbago qui vous cloue à la maison ,peut rendre bavard sur ce blog! à moins que ce soit l'évocation du célèbre V 10 qui me rende intarrissable?
Dom "nounours" a pris un peu d'avance pour le troisième run vers fort de l'est en longeant la digue plus que les autres. Je pars dernier du groupe et en quelques instants je me retrouve à lutter en parallèle de Dom .Pour l'occasion il a repris son bien-aimé XT vert clair,qu'il préfère de loin à son trop fragile Mako 6 qui souffre d'osmose depuis bien avant son premier anniversaire.Je suis premier au fort de l'Est,bizarrement Alexandre n'a pas enclenché le turbo sur cette portion du trajet.
Le quatrième run fait appel aux connaisances des courants dans la rade.Certains partent droit vers le milieu de la passe de l'est,tirant un cap direct sur celle de Collignon.Erreur fatale,le courant,coef 88, va les dépaler vers l'extérieur. Je longe le fort de l'est et je maintiens mon cap vers le sud pendant quelques instants pour aller chercher la veine de jus qui pousse vers l'est et la passe de Collignon. Quand je remets cap sur cette brêche dans les digues j'ai le courant ,le vent et la petite houle avec moi et ça carbure en "hostie de ciboire de taberna'k"C'est encore en québecois que je l'exprime le mieux. et comme j'aime pas les curés ,tant pis pour les jurons"caaaliççe!"
Nouvel arret à l'abri derrière la digue avant de terminer vers la plage du club.6,5 milles qui sont faisables en moins d'une heure sans s'arreter.David ,en Vital ,cockpit bien noyé car jupette nulle,me rattrape,il glisse tout seul quelque soit le bateau utilisé.
Au portage en rejoignant l'aire de rinçage je suis surpris pas le poids du V 10,je n'arive pas à le stabiliser sur ma sangle.Petit bruit inquiétant dans la coque,c'est bien de l'eau.Le V 10 de Jean Louis prend l'eau,et devinez par où?à coup sûr par les rivets étanches des horribles poignées Rotomod qu'il a adapté dessus.
Un grand remerciement à Jean-louis et à Christelle pour leur visite et leur présence au stage.Un second remerciement à Jean-Louis pour le prêt de son V 10 et aussi à David qui a donné tout son temps pour organiser ce stage avec beaucoup de sérieux et de sécurité.
En photo:V 10 à gauche et V 10 S à droite. Notez la largeur de l'avant du V 10 sport par rapport au V 10 qui a un volume équivalent mais autrement réparti.


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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 09:23

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 13:55